L’aventure de la TSF

...et comptes-rendus divers

L’aventure de la TSF

Messagede blues » 03 Sep 2010 09:29

SPECIAL ANNIVERSAIRE DE VAL EXCLUSIVITE..........avec 2 ou 3 jours de retard :redface:


Post original ICI

L’aventure de la TSF (NETZ en allemand).

Aujourd’hui, je viens vous parler de l’aventure de la TSF et particulièrement de Marconi. Nous expliquerons pourquoi, mais bien qu’il y ait eu plusieurs acteurs ayant joué un rôle important dans l’invention de la TSF, c’est Marconi qui par ses qualités commerciales et audacieuses a pu permettre à la TSF d’être ce qu’elle est aujourd’hui. J’ai donc choisi un ton ciblé, en espérant que ce très très long CR issue de vidéos, de lectures et de recherches afin de vous trouver le plus d’informations possible, vous fasse passer un bon moment.







Petit retour dans le passé :

MARCONI Guglielmo est un visionnaire audacieux.
Venu d’Italie, fort de ses expériences dans le domaine, il veut être le premier à envoyer un message télégraphique au-delà de l’Atlantique.
Il espère ainsi établir une liaison radio permanente avec les navires en haute mer. Une technique aussi novatrice suscite également l’intérêt de l’armée.
Il va jusqu’à défier Guillaume II.
Une âpre lutte s’engage alors pour la reconnaissance de son appareil révolutionnaire.

Plusieurs inventeurs ont avant lui fortement contribué à l’histoire de la TSF.
1873 - James MAXWELL à LONDRES, publie son TRAITE D'ELECTRICITE ET DE MAGNETISME. Par raisonnement mathématique, il établit que toute perturbation électrique donne naissance à des OSCILLATIONS ELECTROMAGNETIQUES de fréquences diverses, non perceptibles par nos sens, qui rayonnent dans l'espace, comme le son, la lumière et la chaleur.

1887 - Heinrich HERTZ créé une étincelle électrique qui jaillit entre deux boules de cuivre. A quelques mètres et simultanément, une étincelle minuscule prend naissance dans la coupure du RESONATEUR en forme de boucle. Il est ainsi prouvé que les oscillations électromagnétiques sont induites à distance. Les "claquements électriques" successifs ébranlent l'état magnétique de l'espace environnant, de la même façon que des pierres jetées dans un lac font onduler de proche en proche la surface des eaux. Cette comparaison poétique est à l'origine de l'emploi du mot "ONDES" pour désignes les oscillations électromagnétiques ... les ONDES HERTZIENNES.

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1890 - Edouard BRANLY découvre que la limaille de divers métaux devient brusquement conductrice lorsqu'une étincelle électrique éclate à proximité. Son tube à limaille, muni d'une antenne, fait alors dévier l'aiguille d'un galvanomètre. Un léger choc sur le tube retire à la limaille les propriétés conductrices et coupe le circuit. BRANLY fait la démonstration. Les appareils, émetteur et récepteur sont disposés respectivement dans deux salles de l'Institut Catholique séparés par 30 mètres.
Popov qui reprend l’invention de Branly en y raccordant le fil d’un paratonnerre : il vient d’inventer l’antenne.

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Le cohéreur à limaille:

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1894 - Olivier LODGE reproduit l'expérience de BRANLY. Il automatise la décohésion de la limaille au moyen d'un trembleur à mouvement d'horlogerie. Il obtient une portée de 130 mètres et baptise le tube à limaille COHEREUR.
Désormais, il est possible de déclencher une action mécanique importante à distance, à travers les murs, sans lien matériel ... SANS FIL !


A la même époque, le jeune Guglielmo MARCONI, qui va devenir le grand promoteur et industriel de la télégraphie sans fil, commence ses expériences près de Bologne. Lui aussi a l'idée de transmettre sans fil des messages en morse. Il pressent que les ondes Hertziennes peuvent se propager à grande distance. Un autre savant, Popov a la même idée en Russie, mais Marconi possède les compétences, les capitaux et est également un redoutable homme d’affaire.
A une époque où les savants avaient pour habitude de garder pour eux leurs expériences et n’avaient pas les moyens de pousser leurs recherches, c’est Marconi qui va permettre à la TSF de faire un bon considérable.

En 1896, Marconi présente une invention révolutionnaire, fortement semblable à celle de Popov.
Il prétend transmettre à distance, sans fil, des signaux en morse.
A cette époque, l’Angleterre revendique la plus grande flotte maritime au monde. C’est ce pays que choisi Marconi pour montrer son invention devant une petite assemblée composée de scientifiques et de reporters, apparaissant d’avantage comme un magicien qu’un scientifique. Son invention est accueillie avec beaucoup de scepticisme.
Le dispositif de Marconi s’appuie sur le principe des ondes radio électriques. Ce jour là, il réussit à faire tinter une clochette…à distance. C’est une révolution !

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Le cohéreur ou tube à limaille:

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Cette innovation va lui conférer une notoriété internationale. Marconi décide de déposer un brevet pour protéger son invention. Brevet qu’il attendra longtemps.
Lorsque l’empereur Guillaume II entend parler de cette invention, il est enthousiasmé. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à des applications nouvelles, notamment pour la marine de guerre pour laquelle Guillaume II avait un faible. Il charge le scientifique berlinois Adophe Slaby d’enquêter sur la découverte de Marconi.

A 10 ans, Marconi fabrique un dispositif de paratonnerre qu’il installe sur le toit de la maison de ses parents.
A 16 ans, il réalise ses premières expériences sur la propagation des ondes hertziennes.
Fasciné par les bateaux, son idée semble être de concevoir un système de transmission capable de permettre aux bateaux de communiquer avec la terre ferme lorsqu’ils sont en haute mer.
Après la présentation de son invention, il continue ses recherches en se basant sur celles de HERTZ.
L’émetteur de Marconi se compose d’une bobine d’induction et d’un éclateur reliés à un manipulateur morse. Lorsque la bobine génère une tension électrique élevée, il se produit une étincelle entre les deux bornes sphériques de l’éclateur qui indique l’émission d’une onde électromagnétique.
Nous sommes à une époque où les expériences sur l’électricité étaient considérées comme malpropres. Les batteries qui souillaient, les grésillements et autres bruits générés pas les expériences mettaient à part ceux qui tentaient d’approcher ce domaine. Pour beaucoup de gens, les scientifiques touchant à l’électricité étaient souvent considéré comme des magiciens jouant avec les forces surnaturelles.

Revenons à la TSF. En 1896, plusieurs grandes compagnies, notamment l’Anglo Américan et la Western Union se partagent le monopole des télécommunications télégraphiques dans le monde. Elles gagnent des fortunes grâce à cette activité. Les messages en morse sont transmis par l’intermédiaire de câbles sous-marin. En 1896, une dizaine de ces câbles relient l’Amérique à l’Europe. Ces travaux représentent des investissements considérables.
Marconi est convaincu que sa technique est plus facile à mettre en place, plus avantageuse, et surtout qu’elle offre une flexibilité incomparable.
Il veut étendre la portée des ondes radio électriques et augmenter la sensibilité de son récepteur. Il essaye différents matériaux et se sert notamment de l’invention de Branli : le cohéreur ou tube à limaille, qui détecte les ondes électromagnétiques.

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Marconi et son invention:

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Branli a découvert que la limaille de fer présente dans le tube devenait conductrice sous l’effet des ondes Hertziennes. Un léger coup de maillet interrompt le courant et le cohéreur est prêt à capter le signal. Lorsque l’étincelle se produit, le courant passe à nouveau. Plus la réaction de la limaille de fer est sensible, meilleure est la réception du signal.
Afin que les ondes radios arrivent jusqu’à un navire, elles doivent franchir un obstacle : la surface de l’eau.
En 1896, Marconi bat son propre record avec une transmission de 3,6 Km.
En mai 1897, au dessus du canal de Bristol, Marconi tente d’envoyer et de capter un signal entre deux iles. A Berlin, Slaby, le concurrent de Marconi a eu vent de cette expérience :penner:
Il met tout en œuvre pour s’approprier le projet. Il parvient à se faire inviter aux essais de Marconi qui se méfie.
Toute fois il réussi son expérience entre les deux iles. La portée de la transmission est de 14 Km.
Un nouveau record est établi le 13 mai 1897.
Notre Ami Adolphe, pardon, Slaby réussi à copier l’invention de Marconi et la fait fonctionner devant l’empereur Guillaume II.
Pendant ce temps, au British Post Office, ceux qui sont convaincus du potentiel de la télégraphie sans fil conseillent au gouvernement d’acquérir le droit du futur brevet de Marconi tout en suggérant de ne pas proposer plus de 10 000 livres Sterlings à l’inventeur en prétendant que seul la British Post Office peut utiliser son invention.
C’est sous estimer Marconi . C’est un wesh, Marconi :cuernos:
En Juillet 1897, Marconi se voit enfin délivré le brevet tant attendu. Il lui reconnait la paternité de la transmission des oscillations des signaux électriques entre appareils distants.
Marconi est depuis quelques temps déjà en négociation avec des hommes d’affaire Irlandais. Elle se conclu par un contrat ouvrant de belles perspectives d’avenir.
Les Barons du Whisky et d’autres investisseurs créent alors la société de télégraphie sans fil « Wireless Telegraph And Signal Compagny ».
Marconi cède son brevet à cette société en contre partie d’un montant de 15 000 livres et d’une participation de 60% dans le capital de la société. Il obtient 25 000 livres supplémentaires pour le développement de son invention.
Je vous avais dit que c’était un Wesh :redface:
En l’espace de 6 mois, La valeur de ses actions ont triplé. A 23 ans, Marconi est riche et célèbre.
Comme dit plus haut, à l’époque, la plupart des scientifiques et des inventeurs ne pensaient pas vraiment à déposer de brevet. Ils mettaient au point un procédé, publiaient leurs découvertes et c’était tout. Ensuite, ils passaient à autre chose. Peut être l’hibernation, car on n’en n’entendait plus parler généralement.
Marconi, l’homme d’affaire avisé changea la donne, conscient de l’importance des brevets et de la nécessité de fonder une société aux reins solides. Il avait compris aussi l’enjeu que représentait la télécommunication :troglosaure:
Bon, là c’est plus qu’un wesh, il a une bande. P’tet son assistant Kempf qui le suit tout au long de son périple ?
En 1897 la marine Royale Italienne lui permet d’installer son dispositif à bord d’un navire remorqueur. La presse se fait l’écho de la première transmission TSF entre un bateau et la terre ferme.
Par la suite, il réussi à transmettre au-delà de la manche, jusqu’aux côtes Françaises. Partout, il fait la une des journaux. La reine Victoria demande à Marconi d’installer une station de TF dans sa propriété située sur l’Ile de White, lui permettant d’avoir chaque jour des nouvelles de son fils dont le Yacht mouille au large de l’Ile.
L’histoire ne dit pas un mot sur le mode de payement et si elle a payé.
En 1899 Marconi part aux Etats Unis où il retransmet en direct le déroulement de la coupe de l’América’s Cup. C’est le premier commentaire sportif en direct.
:icon_fiesta:
Pendant ce temps, la progression de Slaby se fait lente. Il parvient à transmettre des messages entre deux bâtiments. Son espionnage industriel et ses connaissances ne lui permettent pourtant pas de rattraper Marconi dans ses recherches.

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Malgré tout, sans les actes d’espionnage de Slaby, la TSF aurait démarré bien plus tard en Allemagne. L’Empereur met à sa disposition plusieurs aérostats qui permettent de maintenir de grandes antennes en l’air et d’augmenter ainsi la portée des ondes radio électriques. Ces expériences vont déclencher un orage artificiel et perturber tous les réseaux téléphoniques Berlinois. Ca chauffe à Berlin.
Marconi de son côté envisage d’installer plusieurs stations TSF sur les côtes Anglaises. La Lloyd Se montre intéressée, ce qui ouvre la perspective aux compagnies maritimes assurées chez eux d’équiper tous les bateaux d’un système TSF.
Marconi parcourt le monde pour présenter son invention. Son côté homme d’affaire ouvre des perspectives immenses et permet à la TSF d’évoluer à grands pas.
En automne 1899 Marconi s’apprête à décrocher un contrat avec la marine de guerre américaine.
Pour cela, il équipe 2 navires de son système.
Mais les américains demandent à ce que les navires émettent simultanément. C’est la catastrophe.
Le récepteur consigne les messages, mais ils sont absolument illisibles. En effet, la transmission simultanée des signaux a provoqué des interférences entre les deux émetteurs. L’armée américaine renonce finalement à la TSF et préfère continuer à transmettre ses messages avec ses bons vieux pigeons voyageurs. Le lavage du linge coute cher, mais c’est pour la sueur des cowboys.
Marconi cherche à mieux syntoniser son système, c’est-à-dire de le rendre capable de recevoir et d’émettre des signaux simultanément et de façon fiable. C’est à ce moment qu’il fait une découverte capitale.
Au début de l’expérience, il règle son circuit émetteur / récepteur uniquement en fonction de la longueur de l’antenne, ce qui provoque des interférences. Pour les supprimer, il ajoute au circuit une bobine qui sert de syntonisation complémentaire. Cela permet au système de recevoir plusieurs fréquences sans que les signaux soient perturbés.
Marconi dépose une demande de brevet pour son invention et reçoit une réponse favorable en 1900.
C’est le célèbre brevet N° 7777, relatif à la syntonisation des circuits, ce qui permet l’utilisation de plusieurs fréquences. Si la téléphonie et la radio existent aujourd’hui, c’est parce que Marconi a découvert le principe de la division des fréquences, et d’une façon plus générale, la possibilité de distinguer plusieurs signaux les uns des autres.
Pis les grandes antennes, ça le connait. Marconi semblait avoir une passion et une distraction : La TSF et les femmes. Je vous laisse choisir laquelle va dans laquelle (sans jeu de mot).
Toujours en 1900, Marconi créé une compagnie de télécommunication ayant pour but d’équiper les navires de TSF. Le succès est immédiat. La Lloyd lui propose un contrat de 14 ans et l’Angleterre lui commande plusieurs stations maritimes et côtières.
Marconi se retrouve face à un problème. En effet, la British Post Office détient le monopole de la télécommunication privée. Marconi organise différemment les activités de sa société. Dorénavant, elle louera toutes les stations de TSF qui seront gérées par son personnel. Non seulement la TSF sera considéré juridiquement comme une activité interne à sa société et n’entamera pas le monopole du post Office, mais en plus ce statut lui apporte un succès sans précédent puisqu’il développe une section de location, de maintenance et de gestion, ce qui accroit considérablement son chiffre d’affaire.
C’est à ce moment que Marconi décide de réaliser son rêve, une liaison TSF entre l’Angleterre et l’Amérique du Nord, ce qui permettrait de suivre la transmission des navires tout au long de leur voyage.
En 1901, il décide de construire sa station transatlantique sur la baie de Paul Diou, en Cornouaille. Il fait construire plusieurs bâtiments ainsi qu’une antenne circulaire composée de 24 pylônes de 60 mètres de haut.

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Il engage le physicien John Ambrose Fleming, spécialistes des centrales électriques qui en construira une composée d’un moteur de 32 chevals, alimentant un générateur. Les transformateurs fournissent une tension de 20 000 volts. Cette station sera surnommée l’usine à foudre en raison des fortes explosions nécessaires à cette transmission. Les détonations s’entendaient à plus d’un km. Cette expérience remet en cause toutes les certitudes de l’époque. Pour les scientifiques, cette expérience est vouée à l’échec, car les ondes radios ne peuvent se déplacer selon eux qu’en ligne droite. Une liaison transatlantique semble donc irréalisable en raison de la courbure de la terre.
Marconi relève le défit, mais une tempête détruira son installation. La station en cours de construction en Amérique sera également détruite par un ouragan pour un total de 50 000 livres investis dans ces 2 constructions.

L'installation de la Baie de Cornouaille:

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Voulant respecter son calendrier, Marconi fait reconstruire à la hâte son installation à Paul Diou. Puis il file en direction de l’Amérique du Nord pour reconstruire son autre installation façon bricolage à terre neuve, au large du Canada, point le plus proche de l’Angleterre. Pris par le temps et les moyens, il n’aura pas le temps de construire les antennes prévues. Il aura une idée audacieuse, maintenir des Antennes Leroy Merlin en l’air au moyen de ballons et de cerfs volants. Marconi est un joueur qui tente le tout pour le tout. C’est comme un poker, mais là t’es sous la pluie.
Le 9 décembre 1901, la station de Paul Diou a commencé à envoyer un signal morse de la lettre « S » sous la forme de 3 signaux brefs toutes les 5 minutes. Les vapeurs de mercures qui proviennent des condensateurs de la centrale électrique provoquent des saignements chez les opérateurs qui continuent pourtant d’émettre. Z’étaient déjà con les gens, avant !
De son côté, Marconi au canada a emporté le minimum et ne dispose donc que d’un écouteur téléphonique relié à son cohéreur. Il réussi pourtant à entendre les signaux de la lettre « S ».

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Aujourd’hui des scientifiques spécialisés dans l’étude de la ionosphère peuvent démontrer que Marconi a eu beaucoup de chance ce jour là. Ces scientifiques ont constaté que la partie haute de la ionosphère située à environ 250 Km contient une couche fortement ionisée par le rayonnement cosmique et solaire qui réfléchi très bien les ondes radios, mais que la partie basse située à 80 Km contient une couche qui absorbe les gaz. Hors, cette partie basse apparait au lever du soleil et disparait au coucher. Ainsi, la propagation des ondes varie en fonction de la saison, du moment de la journée et du rayonnement solaire. Les scientifiques ont trouvé que Marconi avait envoyé des ondes de 360 mètres. Ils ont calculé et conclu qu’en décembre 1901 toutes les conditions météos étaient réunies pour que le signal de Marconi franchisse l’atlantique.
Cette expérience, aussi chanceuse fut-elle contribue au succès de Marconi et met en colère les puissantes compagnies de téléphonie qui ont peur pour leur avenir et leurs investissements. La compagnie Anglo-Américan interdit à Marconi de poursuivre ses expériences pour la raison suivante : elle possède la licence exclusive pour les liaisons télégraphique entre Terre Neuve et l’Angleterre. Marconi décide donc d’interrompre ses expériences à Terre Neuve. Mais n’ayez crainte, il sait ce qu’il fait. Même pas peur.
Lorsque Guillaume II apprend l’exploit de Marconi, sa colère monte d’un cran. Il n’existe toujours pas d’autre système de TSF sur le marché car les 2 grandes compagnies télégraphique Allemandes AEG et Siemens se livrent une compétition acharnée, ce qui retarde le développement d’un nouveau système. Guillaume II mandate AEG sous la coupole de Slaby d’équiper le navire impériale d’un système TSF. Son but est d’accroitre sa flotte afin de disputer à l’Angleterre sa suprématie maritime.
En 1901 Marconi se marie. Sa femme réaliste très vite que son mari est un excentrique et un individualiste. Pour leur voyage de noces, il choisi une station TSF sur les côtes battues par les vents, plutôt que Venise. Il a pas tort, remarquez, peu de probabilité que sa nana se fasse draguer là, il a peut être compris que sa nana était jolie !
Ou pas !
La société de Marconi gère désormais 54 stations côtières et 12 compagnies maritimes ont équipés leurs navires de son système TSF. Si la liaison transatlantique TSF n’est pas encore parfaitement au point, les messages parviennent néanmoins jusqu’en Amérique, retransmis de navire en navire.
Marconi est en passe de créer un monopole.
Un incident diplomatique survient pourtant. Le frère de l’Empereur Guillaume II, revenant d’un voyage des Amériques transmet un message en utilisant le système de Slaby. Les opérateurs de Marconi refusent de transmettre le message. Ils refusent même de transmettre les messages de l’Empereur. Ce dernier perd patience et décide de mettre un terme au monopole de Marconi :karo:
Il créé la société Telefunken pour contrer les projets de Marconi. Tous les moyens sont mis en œuvre pour donner toutes les billes à Telefunken qui deviendra le premier concurrent sérieux de Marconi.

En fait il faut comprendre notre copain Marconi. Lui, il veut juste que les gens du monde entier communiquent entre eux.
Mais les Anglais veulent le pognon et les américains aussi. Pis tant qu’à faire les Allemand veulent le pognon de tout le monde. Donc ils jouent sur le monopole et les licences pour emmerder not’ pote, et du coup lui, pour s’en sortir, n’a pas d’autre choix que de créer un service interne qui dit que seul les messages envoyés pas les relais de sa société seront véhiculés jusqu’à destination finale. Du coup, les autres se sont emmerdés tous seuls puisque lui applique la loi ! Et ça paye en plus !
Marconi n’abandonne pas son projet de créer une transmission transatlantique. Mais l’entretien des stations côtières coute cher. Il décide d’investir sa propre fortune.
Il a le culot de faire reconstruire des pylônes capables de résister aux tempêtes pour y installer ses antennes.

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A Paul Diou, il fait construire une vois de chemin de fer destinée à transporter la tourbe et qui alimentera sa nouvelle centrale électrique qu’il veut plus puissante.

Déception. Il est 2 heures du matin et je n’ai plus de café grrr ! Bon, je fais une pause ! :icon_frenchy:

Cette nouvelle centrale alimente des générateurs capables de produire des ondes de 6 Km. L’énergie fournie est emmagasinée dans d’immenses condensateurs. Ce genre de centrales coûtait cher et était dangereuse. Aujourd’hui, il reste peu de stations à ondes longues. Elles ne sont plus utilisées que pour communiquer avec les sous-marins. Seule les ondes supérieure à 10 Km comme les basses fréquences sont capable de pénétrer l’eau jusqu’à 30 mètres de profondeur.
Les essais de transmission transatlantique ont débuté et ne donnent aucun résultat. Marconi modifie ses antennes, en vain, alors qu’un an auparavant il avait réussi à capter un signal transatlantique à l’aide d’antennes de fortune. A ce moment, Marconi décide d’inverser le sens de l’émission et de la réception. Les ondes partent du Canada et parcourent plus de 3000 Km jusqu’à la station de Paul Diou.
Le succès est total !
Le 16 Décembre 1902 l’opérateur de Paul diou reçoit enfin le message sur enregistreur. Depuis 2 heures, Paul Diou capte des signaux sans discontinuer. C’est un tournant décisif, car cela montre que le système de Marconi fonctionne aussi sur de très grandes distances.
Marconi envoie alors 2 messages. L’un au Roi d’Angleterre, l’autre au Roi d’Italie.
A la suite de cette nouvelle, les actions des grandes compagnies de télégraphie s’effondrent.
En 1903, Guillaume II prépare la première conférence télégraphique internationale, suite aux efforts payants de Telefunken. L’empereur a pour objectif principale de contraindre Marconi à retransmettre tous les messages TSF émis par d’autres que ceux de sa propre compagnie et briser ce monopole. Il réussi à attirer plusieurs pays pour contrer Marconi.
Cependant, un évènement dramatique va changer la donne en faveur de Marconi : le drame du Titanic.
Durant cet évènement, plus de 3000 messages ont pu être échangés entre les navires croisant le Titanic et celui-ci.
14 avril 1912 le Titanic heurte un Iceberg de plein fouet. A bord, les opérateurs de TSF envoient en toute hâte des messages de détresse. A 2h20 du matin, les chaudières explosent et le courant est coupé. Le matin du 15 avril, lorsque le Titanic sombre, les secours arrivent, avertis par les messages de détresse. Ils parviennent à secourir 704 passagers.
Le 18 Avril, le directeur de Post Office a déclaré en public : Tous ceux qui ont pu être sauvés l’ont été grâce à un homme : M. Marconi.
Une fois l’enquête terminée, il a été exigé que tous les navires de plus de 50 passagers soient équipés de la TSF.
Toujours en 1912, il est décidé que toutes les stations et compagnie de TSF seront obligées de retransmettre les messages, quelles que soient leur origine.
Marconi et Telefunken mettent un terme à leur compétition. L’entente entre les deux scelle une paix durable dans le domaine de la radio télégraphie.
Marconi s’est installé sur son bateau baptisé « Electra ». En 1909 il reçoit le prix Nobel de la physique pour ses travaux sur la TSF.
Il meurt d’une crise cardiaque en 1937. Ce jour là, les stations de radio du monde entier lui rendent hommage en observant une minute de silence…radio.
D’autres ont en suite ou en parallèle fortement contribué à ce que la radio est de nos jours, tout en restant d’avantage dans le silence des scientifiques.

Citons les plus importants :
FESSENDEN Reginald (1866-1932). C'est cet Américain, ancien collaborateur d'Edison, qui aura l'idée de superposer des ondes vibrant aux fréquences du son à une fréquence radio pour en moduler l'amplitude. Il invente un détecteur radio assez sensible pour être utilisé en radiotéléphonie. En 1906, il fait construire un puissant émetteur dans le Massachusetts. Le jour de Noël les équipages des navires équipés de son système peuvent écouter émerveillés Fessenden parler, chanter et jouer du violon. LA RADIO ETAIT NEE
G.J. PICKARD, ingénieur américain, fait de nombreux essais avec toutes sortes de cristaux, et en 1907 a pris un brevet sur le cristal de silicium, dont la sensibilité et l'entretien presque nul va garantir le succès.

GIRARDEAU Emile (1882-1970), ingénieur. Il créa le 3 avril 1910 la société française Radioélectrique, pour la construction de matériel de TSF. Premier constructeur français à partir de 1920. Il crée vers 1920 une filiale destinée à exploiter les postes émetteurs de Saint Assise, appelés " RADIO FFRANCE ".

1915
Première lampe " Triode " française, industrialisée. Mise au point par les usines Grammont à LYON. Sous l'égide du général FERRIE commence en France la construction en série de l'Audion de Lee De FOREST, pour les besoins de la télégraphie militaire, sous l'appellation célèbre des lampes TM.

Le 26 novembre 1921 BROTHIER Yvonne de l'opéra comique, chante la MARSEILLAISE au micro. En France, c'est la première émission en direct d'un programme musical. Premiers journaux parlés aussi, avec comme présentateurs messieurs PRIVAT, DELAMARRE, DELATOUR.

PELLENC Marcel (1897-1972). Directeur de l'école supérieure des PTT. Il fait installer en 1922 dans les locaux de l'école, 103 rue de Grenelle à PARIS, le premier poste européen en ondes moyennes. Ce poste fut mis en service le 19 janvier 1923.


1947
BRATTAIN, BARDEEN, SHOCKLEY inventent le transistor, qui peu à peu, va détrôner les lampes…




En 1988 la société Diamond sort, sous la marque de RIO, le premier lecteur mp3…………





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blues
 

Re: L’aventure de la TSF

Messagede Ramutch » 24 Oct 2015 14:37


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